Articles pour Bien-ëtre

Les personnes inspirantes #Séverine

Bien-être, Happy life, Rencontres, Sport, TheWavyBlog - Laurie - 24 octobre 2017

Le monde des blogs et les réseaux sociaux permettent de croiser des personnes qui nous inspirent et qui nous donnent envie d’écouter nos envies comme d’autres avant nous.

Alors dans cette nouvelle rubrique j’avais envie de vous proposer des petites interviews  de ces personnes que j’ai croisé et qui ont radicalement changé de vie professionnelle pour réaliser leurs rêves et trouver une voie professionnelle qui leur corresponde vraiment.

En pleine interrogation sur mes envies professionnelles, ces rencontres me stimulent et j’avais envie de vous présenter ces personnalités singulières.

 

Pour inaugurer, cette nouvelle rubrique je vous présente Séverine. Je l’ai croisé sur Instagram (sous le pseudo @jesuisunecoach) il y a déjà plusieurs mois.

Son sourire, sa passion pour son job de coach sportif (personal trainer et pilates trainer) et ses posts plein d’humilité, de motivation et de bienveillance (envers elle et envers les autres) en font un de mes comptes IG préféré.

Ayant compris au fil de ses posts que son métier de coach était né d’une reconversion, je lui ai proposé qu’elle nous parle d’elle et du chemin qui l’a mené jusque là.

Elle a accepté de répondre à mes questions avec la passion et la sincérité qui l’animent au quotidien.

Interview donc.

 

  1. Parle nous un peu de toi, de ton parcours professionnel antérieur.

J’ai une licence d’anglais et un diplôme en communication événementielle. Je me suis dirigée vers la communication et suis devenue attachée de presse, métier que j’ai exercé pendant quasiment 10 ans.

 

  1. Pourquoi avait tu envies de changer ? Et pourquoi ce nouveau choix ?

J’ai toujours été sportive ayant pratiqué 13 ans de gymnastique acrobatique. Le sport faisait partie intégrante de ma vie. Un jour je me suis posée, lasse de ce métro/boulot/dodo et j’ai décidé que je ne voulais pas avoir de regret.  Et j’ai décidé de tout plaquer pour préparer les tests de sélection de l’école que je souhaitais intégrer pour devenir coach sportif.

 

  1. Entre l’envie de changer et le moment du passage à l’action, qu’est ce qu’il se passe, combien de temps ca dure ?

Pour ma part, ce fut très rapide étant de nature impulsive. Je dirais donc que ma décision fut prise en 48 h. J’ai refusé un CDI et à partir de là, il était hors de question que je fasse machine arrière.

 

  1. Quelles sont à ton avis les principales raisons pour lesquelles on hésite ?

Je dirais : l’argent (la crainte de gagner moins), l’échec (la peur de ne pas réussir et d’avoir gaspillé du temps et de l’energie), la peur de quitter son cocon et son quotidien pour l’inattendu, l’inconnu peut effrayer.

 

  1. Trois mots pour définir l’élément déclencheur ?

Folie, passion, détermination.

 

  1. Trois galères que tu ne soupçonnais pas sur ton chemin de la reconversion ?

Retourner sur les bancs de la fac à 35 ans, ce n’est pas facile.

Le statut de stagiaire et le mépris que cela peut entrainer l’année de la formation

L’argent (la baisse considérable de salaire et donc de standing de vie).

 

  1. Trois immenses bonheurs que tu ne soupçonnais pas sur ton chemin de la reconversion ?

L’argent : Réapprendre à vivre et à savourer la valeur d’un simple euro.

La satisfaction : faire ce que l’on aime c’est un bonheur immense, savoir pour quoi on se lève et se lever avec le sourire malgré la fatigue

L’humilité : être stagiaire c’est apprendre à faire avec le mépris des autres parfois et on apprend beaucoup sur soi.

 

  1. Où en es tu aujourd’hui ? Es tu satisfaite de cette nouvelle situation ou ouvres tu les yeux à de nouvelles opportunités ?

Je consolide mon business en tant qu’indépendante, il faut du temps, de la patience et de l’implication. Je ne vais pas dire que c’est tous les jours faciles ce serait mentir : la fatigue physique, le fait d’être à son compte et de repartir de 0 font que certaines journées sont moins faciles que d’autres mais il y a cette passion qui m’anime et qui me fait dire que j’ai fait le bon choix. Savoir que l’on fait un métier qui nous correspond et dans lequel on peut être soit même apporte un bonheur sans nom. Je suis plus que ravie de cette nouvelle situation et quoiqu’il advienne, je n’ai aucun regret car je serais allée jusqu’au bout de ce que je voulais.

Je compte bien persévérer dans cette voie.

 

  1. Et si c’était à refaire ? Tout pareil ou tu changes des trucs ? Si oui dis nous quoi et pourquoi.

Tout pareil, si ce n’est que j’aurais mis des sous de côté pour palier les pâtes/riz et m’octroyer plus de folies !!!

 

  1. Et pour finir, un conseil pour ceux et celles qui hésitent à se lancer ?

Hésiter c’est normal et humain, pour ma part j’étais seule et sans personne à charge donc le risque était limité.

Si vous rêvez d’une autre vie, essayer de la vivre plutôt que de la rêver. Phrase bateau à dire mais la vie est déjà assez rude comme ça, alors autant faire un métier qui nous plait.

***

Mille mercis Séverine, de t’être livrée à cette interview avec sincérité.

Vous pouvez la retrouver sur IG sous le pseudo @jesuisunecoach et son site pro www.mysweetfit.fr pour les renseignements et les infos sur tous les cours qu’elle donne et sur son fameux cours de bump (ou comment avec un cul d’enfer ;-)).

Lire la suite

Une histoire de jambes

Beauté, Bien-être, Bordeaux, Food, Happy life, Healthy, Santé, TheWavyBlog - Laurie - 20 octobre 2017

En fait, ce n’est pas qu’une histoire de jambes.

Certes, on dirait que ca l’est. Ces sont des photos de mes jambes qui illustrent ce billet. J’aurai envie de dire de mes nouvelles jambes mais ce n’est pas tout à fait vrai.

J’ai ce sentiment bizarre que depuis très jeune, j’avais de “grosses jambes”. La faute au ski, la faute au handball.

La faute à ce sport qui façonnait mon corps.

Et puis quand je vois des photos de moi à ces époques ( du ski et du handball), mon moi de maintenant est jaloux de mes jambes que je n’aimais déjà pas.

Allez savoir d’ou viennent certains complexes.

 

 

Bref, donc depuis très jeune, mes jambes m’ont toujours parues si ignobles. Je me disais que c’était une question de morphologie et que je n’y pourrai rien.

Et puis il y a un environ, juste après avoir fait mon challenge de yoga d’ailleurs, j’ai entrepris une réflexion sur moi.

Je ne me regardai ni dans les miroirs, ni sur les photos. A peine le visage, souvent coiffée d’un chapeau ou d’une paire de lunettes parce qu’au final, ca cache un peu plus et c’est pas si mal.

Il fallait donc que je fasse quelque chose pour me réconcilier avec mon image, celle ci ne me ressemblant plus.

J’ai donc passé le coup de fil  que je redoutais le plus depuis des années. Pire que le rendez vous chez la gynéco ou le dentiste.

Le rendez vous chez la nutritionniste. Pour essayer de comprendre, moi qui n’aimait ni le chocolat ni ne grignotait jamais,  si je ne pouvais pas faire quelque chose pour être en paix avec mes jambes (et avec mon cul). Et donc avec moi même .

On peut dire que cette rencontre a changé ma vie à plusieurs égards. Je pense que c’est un peu comme une psy. Il y en a pas des bons ou des mauvais. Juste la bonne rencontre du bon accompagnant au bon moment pour un but commun.

En vrai, ma priorité n’était pas une perte de poids forcément, puisque j’ignorais complètement combien je pesais.

Mais peut-être avais je surtout besoin de prendre soin de moi tout en laissant quelqu’un de neutre, qui ne me jugera pas prendre soin de moi.

On a fait un plan, on a discuté, on a rigolé.

A aucun moment, je n’ai été jugé. Ni sur mon mode de vie, ni sur mon chaos personnel, si sur mon corps, ni sur la taille de mes cuisses.

Je lui ai laissé une chance et je me suis laissée une chance de pouvoir régler ce problème.

J’ai appris plein de choses sur la nutrition, les aliments et la manière de manger. Par exemple, j’ai appris que je ne mangeais pas assez et que certains de mes repas sans aucune matière grasse étaient une erreur. J’ai redécouvert le plaisir infini du petit déjeuner Y COMPRIS LES JOURS DE SEMAINE. Et que non manger un abricot sur le chemin du boulot ne permet pas de s’affiner, loin de là.

Je me suis interrogée. Sur mon mode de vie. Mon rapport à la nourriture et à l’alcool. Je me suis mise à avoir envie d’essayer autre chose. Je me suis remise en question, tout entière.

Je me suis lancée à corps perdu dans le sport aussi. Comme un exutoire.

Je ne dirai pas que ca été facile. Je ne dis pas que j’ai pas eu envie mille fois d’arrêter , le plan alimentaire, le sport, le suivi. Pour me rouler en boule sous ma couette des heures durant et laisser passer toutes les tempêtes.

 

Mais finalement à chaque nouveau rendez vous, chaque centimètre de perdu sur ces cuisses que je détestais tant, c’était une petite victoire qui me donnait envie de continuer.

Et puis il y a eu ce jour de mi décembre où je suis arrivée dans son bureau en larmes. De fatigue, de froid, de faim.

La balance affichait – 10 kg et mon tour de cuisse -10 cm.

Elle m’a réconforté pendant 1 heure et on a décidé que c’était le moment d’arrêter.

J’avais perdu deux tailles de pantalon et je ne me reconnaissais plus dans les miroirs ( ca sera d’ailleurs l’étape la plus longue qui n’est pas tout à fait résolue aujourd’hui mais qui précisément avance avec cette photo de mes jambes – mais autre pb, autre billet).

 

 

Et puis il y a eu la stabilisation et la reprise d’une alimentation quasi normale, même si je reconnais que j’ai encore quelques angoisses à l’idée de regrossir et sur lesquelles je dois travailler.

Au final, j’aurai perdu 12 kg et retrouvé une confiance en moi s’agissant de mon apparence.

Alors oui, aujourd’hui je me sens assez bien avec moi même pour mettre mes jambes sur Instagram et les assumer, et c’est juste énorme.

Et pourtant bien sur que je les aimerai plus grandes, moins musclées, plus fines, plus si et plus cela. Mais je vais apprendre à aimer celles que j’ai et ca sera peut être déjà pas mal.

Tout ca pour dire que oui ca fait un peu mal des fois de se confronter à soi même quand plus rien dans notre vie nous plait, et quelques en soit la raison (des kg en trop, une relation toxique, un quotidien qui ne nous satisfait plus), mais avec un peu de courage et un bon accompagnement on peut tenter et réussir à régler les choses qui nous empoisonnent la vie.

 

(Ps : je ne donne ici ni les coordonnées de ma nutritionniste à Bordeaux. Je peux vous les donner par MP sur IG ou par mail. Quant au plan alimentaire, celui ci doit être adapté à chaque personne donc je ne le dévoilerai pas non plus ici).

 

 

Lire la suite

Et puis le surf (Portugal Trip – Cascais #2)

Bien-être, Sport, Surf, TheWavyBlog, Travel - Laurie - 27 septembre 2017

(Je poursuis le récit de mon voyage au Portugal (Episode 1 ici). Outre le fait de me retrouver, ce voyage avait pour but de me faire retrouver le surf. Petites émotions à chaud, en presque direct de Cascais).

 

Presque 10  mois.

Presque  10 mois que Simone, mon longboard trône à côté de mon lit, trimballant sa tristesse de ne pas avoir été en contact avec l’océan depuis si longtemps.

Presque 10 mois que mon corps ressent le manque du contact avec l’océan. Cette sensation qu’il aime temps. Cette bagarre avec le courant, l’écume, le sel et les vagues.

Ca faisait partie des objectifs de ce voyage.

Retrouver le surf, la glisse, le bien être que ca procure, cette sensation d’être puissant face à la nature, le joli bronzage, l’encore plus joli blond et les jolies jambes.

L’odeur du néoprène de la combinaison qui n’a pas le temps de sécher entre les sessions. . L’odeur de la wax, les pieds abimes par le sable, les bras qui brûlent du fait de la rame.

Mais surtout cet immense sentiment d’être rempli de quelque chose de puissant, de profond.

Une sensation que je ne connais que dans le surf et dans aucun autre sport, aucune autre activité quelque qu’elle soit.

Ce sentiment de plénitude.

Peut être est ce parce que finalement une bonne vague se mérite, se choisi et se bichonne, et qu’elle demande quelques tours de bras à la rame, pour ces quelques dizaines de secondes, de glisse parfaite.

Il y a eu des jours aux conditions parfaites, il y a eu des jours où c’était juste trop gros. De ces jours où juste passer le shorebreak te demande tellement beaucoup trop d’énergie que tu te rabats sur les mousses, pour travailler ta technique.

Il y a eu des centaines de take-off. Des très ratés et des très réussis. Il y a eu des mousses et il y a eu des belles vraies vagues.

Des “green waves” comme ils disent en anglais.

Il y a eu des machines à laver, des souffles coupés, des leashs arrachés. Il y a eu de l’eau froide qui coule le long du dos, du soleil qui éblouit les yeux, du sable dans les oreilles, du sel dans les cheveux.

Il y a eu ces instants de plénitude au pic quand tu l’attends, la vague. Ce moment si particulier. En communion avec toi et la nature. Là quelque part au milieu de l’océan, des centaines d’être vivants passants sous tes pieds.

Il y a eu tous ces jours de surf, il y a eu tous ces jours parfaits.

 

Infos pratiques :

J’étais à Cascais. La plage de surf la plus proche c’est Guincho Beach. C’est très facile d’y aller en bus ou en stop ou en uber.

Pour les cours et location de planches, j’ai fait appel à Cascais Surf School. Super équipe, super prof. Il y a, outre l’école de surf, une auberge de jeunesse. Allez y les yeux fermés.

 

Et puis en terminant ce billet, je tombe sur cette vidéo de Stéphanie Gilmore, qui nous fait visiter chez elle. Il suffit de regarder son sourire, sa simplicité et son humilité pour comprendre le surf.

https://www.nowness.com/series/my-place/stephanie-gilmore-barbara-anastacio

Lire la suite