Archives journaliers pour février 2018

Maux à mots

TheWavyBlog - Laurie - 14 février 2018

Des fois (souvent), dans des moments tout à fait improbables les mots me viennent, m’envahissent et me submergent. J’ai toujours un support pour les écrire, peu importe lequel. Je laisse venir. Je me souviens ces mots là, qui m’ont submergée lors de mon trajet en bus jusqu’au Portugal, vers 5 h du matin. J’ai laissé faire, comme ca venait.

Je les publie ici aujourd’hui, parce que ca parle d’amour quand même, et pas d’amour niais, comme on en voit un peu trop aujourd’hui collé sur les vitrines.

L’amour des fois fait mal et c’est comme ça. L’amour ca s’entretient, l’amour ca s’attise, il faut en prendre soin. Et ca sera déjà beaucoup.

Happy Valentine’s day à ceux et celles pour qui ça à du sens.

Je vous laisse avec ma ritournelle du cœur blessé.

 

 

J’écris les maux du cœur, les mots qui blessent, les maux qui font exploser les artères.

J’écris les mots qui rafistolent, les mots qui recousent, les mots qui rassemblent.

J’écris les maux qui brisent, les maux qui décousent, les maux qui désagrègent.

J’écris les mots des maux, je mets des mots sur les maux ou peut-être l’inverse, je ne sais plus très bien.

J’écris les maux qui brûlent à l’intérieur, les maux qui empêchent de respirer, les maux qui heurtent, les maux qui asphyxient.

J’écris les maux dont on se remet pas, les maux qui désassemblent les cœurs.

J’écris les mots de l’espoir, ceux qui suivent les maux du désespoir.

J’écris les mots qui pansent, les mots qui reconstruisent.

J’écris les fils qui rattachent, tant bien que mal, les deux parties d’un cœur.

Lire la suite

Les rencontres inspirantes #Tévy

Happy life, Rencontres, TheWavyBlog - Laurie - 2 février 2018

J’avais inauguré au mois d’octobre une rubrique consistant à vous présenter ces rencontres qui m’inspirent et en particulier ces personnes qui ont totalement revu leur mode de vie et leur orientation professionnelle.

Aujourd’hui, je vous présente Tévy, que j’ai rencontré il y a de nombreuses années maintenant par le biais du magazine www.ladiesroom.com, (et dont je vous reparlerai bientôt).

Tévy, outre le fait qu’elle écrit divinement bien, sur bien des sujets, est de ces personnes qui te donnent immédiatement le sourire quand tu les croise.

Dotée d’un charme à toute épreuve et d’une énergie bienveillante, elle œuvre désormais dans son propre cabinet d’hypnothérapie.

Elle a bien voulu se prêter à mon jeu des questions et réponses, et je l’en remercie très fort.

Et ses réponses sont à son image, hautes en couleur.

 

 

  1. Parle moi un peu de toi, de ton parcours professionnel antérieur

Alors, j’ai fait beaucoup de choses qui n’avaient rien à voir les unes avec les autres : une année de droit, puis une licence en langue chinoise, puis une prépa pour devenir linguiste dans les ministères de l’intérieur et de la défense, et puis j’ai été finalement assistante de direction dans des cabinets d’avocats.

Rien de tout ça ne me plaisait. Je n’ai jamais appris à me demander ce que je voulais vraiment, j’ai toujours suivi ce que les gens pensaient me correspondre : tu es intelligente ? Fais du droit ! Tu as des facilités avec les langues ? Fais du chinois ! T’es organisée et tu parles anglais ? Deviens assistante !

Est-ce que je suis capable de faire tout ça ? Sans aucun doute. Je suis capable de tout.

Est-ce que ça me plait vraiment ? Meh. Pas du tout.

Du coup, après 3 boulots d’assistante de direction où j’me suis fait virer, j’ai fait un bilan de compétences et il s’est avéré que j’étais faite pour être thérapeute. J’ai donc pris un boulot alimentaire, et commencé des études de psycho par correspondance.

Pendant ces études, j’ai cherché des thérapies comportementales pour traites les patients, et j’ai découvert l’hypnose. Ca a été le coup de foudre.

J’ai cassé ma tirelire, je me suis payé une formation, et a la fin j’ai ouvert mon cabinet. Plus je recevais mes patients et plus je me rendais compte que mes cours de psycho étaient datés, pas du tout formateurs, et ne répondaient pas du tout aux questions que je me posais en tant que praticienne en hypnose.

Du coup j’ai arrêté pour me former toute seule, et ça a été une libération !

 

  1. Pourquoi avait tu envie de changer ?  Et pourquoi ce nouveau choix ?

Ben disons que je n’avais pas vraiment envie de changer… Si j’avais eu les capacités nécessaires pour supporter les avocats stressés qui me criaient dessus parce qu’il n’y avait pas un espace ou une virgule au bon endroit, ou parce que j’avais oublié de mettre le texte de leur courrier en “justifié” (I mean, what?), je serais clairement restée.

Le changement s’est imposé à moi comme une absence de choix. Je me suis fait virer. J’étais incapable de faire le travail que j’étais sensée faire.

A ce moment-là, jamais je n’ai remis en question le milieu dans lequel j’étais, je me suis remise en question toute seule, et je me suis demandé “Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi?”. Pour tout dire, je suis allée voir une psy, et c’est elle qui m’a dit que mon profil ne correspondait pas du tout au milieu dans lequel j’avais décidé d’évoluer, et qu’il me fallait clairement autre chose.

Je n’étais pas prête à changer, c’est la vie qui m’a poussée dans le grand bain sans la bouée avec la tête de canard (importante, la tête de canard) et moi à ce moment-là c’était apprendre à nager… Ou me noyer. Je ne suis pas du genre à crever bêtement.

Quand j’explique ça aux gens, on me répond souvent “oui mais en fait t’aurais pu continuer à faire ton ancien job même en connaissance de cause”.

Et bien je dois avouer que je n’y ai jamais pensé avant qu’on me fasse la réflexion. Pour moi, changer était la seule option.

Le vrai choix, ça a été de passer d’étudiante en psycho à praticienne en hypnose. Depuis mes premiers partiels, je me disais qu’aucune des connaissances sur lesquelles j’étais interrogée ne me serviraient en cabinet. Ça vaut pour l’hypnose et la psychologie, hein, si j’étais restée jusqu’au diplôme, seuls les stages auraient vraiment été formateurs. Du coup l’idée d’arrêter les études a longtemps trotté, mais je suis restée jusqu’en L2 parce que je pensais que pour traiter les gens je ne pouvais être QUE psychologue. Que nenni! Quand j’ai découvert l’hypnose, j’ai vite compris que les gens me feraient confiance pour moi et mes compétences, plus que pour le bout de papier qui ne vaut rien accroché au mur !

Une fois le cabinet ouvert, et les patients qui passent, j’ai décidé de prendre l’argent que j’avais économisé pour ma L3, et de m’acheter un vrai ordi a la place pour éditer mes vidéos et les poster sur youtube. Je ne faisais pas la fière quand j’ai payé l’ordi, je peux te le dire.

 

  1. Entre l’envie de changer et le moment du passage à l’action, qu’est ce qu’il se passe, combien de temps ca dure ?

Et ben, je pense que ça a duré environ 3 mois. En fait, je bouillonnais de devoir réviser encore une année de plus des matières qui clairement me servaient à rien. Non, les gars, calculer un khi2 en statistiques, ça ne me servira pas pendant une consultation avec un patient dépressif.

Et les stades de développement de l’enfant de Piaget ? Non mais les gars on est en 2017, personne ne se base sur ça pour vérifier le développement d’un enfant. Y’a encore des facs qui enseignent à leurs étudiants que si des enfants sont autistes, c’est à cause de la relation avec leur mère… Seriously. On se croirait dans les années 50.

Et plus ça m’énervait, plus j’en parlais autour de moi. Y’a pas beaucoup de gens de ma promo qui me comprenaient, et c’est normal parce que finalement on peut y faire quoi ? En tant qu’étudiant on est juste là pour ingurgiter le cours et le restituer, et puis si on est bon à l’exercice, bah c’est cool et sinon tant pis. Par contre, mes potes entrepreneurs, eux, comprenaient complètement mon discours et m’ont poussée à devenir plus vite mon propre patron. J’ai pris la décision d’arrêter les études une semaine avant les partiels, en achetant le fameux ordi. C’était soit lui, soit la L3. J’ai choisi.

 

  1. Quels sont à ton avis les principales raisons pour lesquelles on hésite ?

Et bien y’a plein de choses.

Déjà le confort, c’est cool. Quand t’as un travail de bureau stressant mais qui paye bien, que t’as un loyer à payer, que tu te sens bien dans ta petite routine, et surtout que t’as fait de longues études pour en arriver là, ça fait un peu mal de se dire qu’on fout tout en l’air.

Moi j’avais rien de tout ça quand j’ai repris les études : le salaire était cool mais vraiment pas assez comparé à la montagne de maltraitance psychologique que je me prenais dans la tronche quotidiennement, j’ai pas fait de longues études, et j’étais pas confortable dans ma vie grâce à mon job (à l’époque je comptais pas mal sur le salaire de mon conjoint… Que j’ai quitté depuis. J’ai de sacrées gonades dis donc).

Donc malgré tout mon mérite, il faut dire que j’avais beaucoup moins de contraintes que l’ingénieur informatique qui veut devenir boulanger. Le confort, c’est une vraie bonne raison de ne pas se réorienter. Et la peur de perdre son confort, elle est complètement légitime.

 

  1. Trois mots pour définir l’élément déclencheur ?

“Pas. Le. Choix.” OU “Situation. Qui. Pue.” (NDLR : Tévy m’a proposé de choisir mais comme elle aimait bien les deux, je lui laisse les deux)

 

  1. Trois galères que tu ne soupçonnais pas sur ton chemin de la reconversion ?

J’en ai une qui vaut trois : LES GENS quoi. J’ai eu beaucoup de retours positifs sur ma reconversion mais j’ai eu aussi tellement de retours négatifs !

Tous ces gens qui te disent que tes années d’études vont finalement servir à quelque chose, et qu’il faut les valider sinon t’auras fait tout ça pour rien…

Mais les gars, qu’est-ce que ça peut bien vous foutre ce que je décide de faire de ma vie ?

C’est là où tu réalises que les vrais amis, c’est ceux qui sont heureux pour toi, pas ceux qui rejettent leurs angoisses sur tes changements.

 

  1. Trois immenses bonheur que tu ne soupçonnais pas sur ton chemin de la reconversion. 

Ah bah déjà quand tu deviens thérapeute, tu soignes des gens. Et ça, c’est méga cool.

Ensuite, apprendre et appliquer de nouvelles, choses, c’est vraiment gratifiant. La routine c’est bien, quand t’as eu une vie mouvementée, hein. Mais le changement positif, c’est vraiment vraiment stylé. Ca n’a rien à voir avec la tranquillité. C’est l’explosion de la joie.

Et puis il y a le sentiment d’accomplissement. Meilleur sentiment au monde !

 

  1. Où en es tu aujourd’hui ? Es tu satisfaite de cette nouvelle situation ou ouvres tu les yeux à de nouvelles opportunités ?

J’ai toujours mon 35h d’hôtesse d’accueil le temps que le cabinet marche (ça ne fait que 6 mois donc c’est parfaitement normal), la chaîne youtube avance bien, j’ai de super retours sur mon compte instagram.

On attend que le cabinet marche un peu mieux, et puis je passerai à mi-temps, puis je deviendrai praticienne en hypnose à plein temps.

Et peut-être que je pourrai enfin prendre des vacances \o/

 

  1. Et si c’était à refaire ? Tout pareil ou tu changes des trucs ? Si oui dis nous quoi et pourquoi.

Ah non je ferais pareil, t’es folle ! Toutes les erreurs sont des leçons, j’ai appris de toutes les fois où je suis tombée et j’en suis revenue bien plus forte !

J’adore ma vie aujourd’hui et je suis certaine qu’elle ne serait pas aussi bien si je n’avais pas tout bouleversé de temps à autre 🙂

 

  1. Et pour finir, un conseil pour ceux et celles qui hésitent à se lancer ?

C’est normal d’hésiter, écoutez-vous, et surtout faites-vous confiance. Potassez votre sujet, voyez si c’est possible, et si ça ne l’est pas comment on fait pour que ça le devienne ?

Entourez-vous des bonnes personnes, et si vous le pouvez, prenez contact avec un coach ou un psychologue spécialisé dans ce genre de problématique ! Rappelez-vous que c’est leur métier d’accompagner les gens et que parfois la situation est trop complexe pour s’en sortir seul, alors osez demander de l’aide !

 

****

 

Pour faire plus ample connaissance avec Tévy c’est là :

Le site internet

La chaine Youtube

Son compte Instagram et ses story génialissimes 

 

 

 

Lire la suite